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Les audioprothésistes d'ALAIN AFFLELOU Acousticien vous offrent un accompagnement personnalisé dans 440 centres en France. Vous pouvez y faire tester gratuitement votre audition(1), mais aussi obtenir des informations précises sur l’interprétation de votre audiogramme et sur les solutions qui correspondent à vos besoins spécifiques.
Structure d'un audiogramme : comprendre les axes et les courbes
Un audiogramme est un graphique qui permet d'analyser l'acuité auditive d'une personne en mesurant sa capacité à percevoir différents sons en fonction de leur fréquence et de leur intensité. Il est le résultat d’un examen appelé audiométrie, testant les seuils auditifs dans le but d’identifier une éventuelle perte d’audition.
Pour bien interpréter un audiogramme, il est essentiel de comprendre sa structure et les différentes courbes qui y figurent.
Comprendre les axes de l’audiogramme
L’audiogramme est représenté sous forme d’un graphique avec deux axes.
- L’axe horizontal correspond aux fréquences sonores, exprimées en Hertz (Hz). Il indique la tonalité des sons, des plus graves (125 Hz) à gauche aux plus aigus (8 000 Hz) à droite.
- L’axe vertical représente l’intensité sonore, mesurée en décibels (dB). Plus un son est faible, plus il est proche du haut du graphique (0 dB). À l’inverse, plus un son est fort, plus il est situé en bas du graphique (jusqu’à 120 dB).
Au cours de l’examen, plusieurs repères sont placés. Ils permettent d’analyser la capacité auditive d’un individu selon différentes tonalités et intensités sonores. Un audiogramme peut représenter jusqu’à trois courbes différentes pour chaque oreille : une pour la conduction aérienne, une pour la conduction osseuse et une pour les seuils d’inconfort.
La courbe de l’audiogramme tonal par conduction aérienne
La conduction aérienne est le mode naturel d’audition. Les sons passent par l’air, traversent le conduit auditif externe, font vibrer le tympan et les osselets, avant d’être transmis à l’oreille interne où ils sont convertis en signaux électriques interprétables par le cerveau.
L’audiogramme tonal par conduction aérienne est réalisé à l’aide d’un casque audio placé sur les oreilles du patient, dans une cabine insonorisée. Plus rarement, le test peut être effectué en champ libre à l’aide de haut-parleurs, notamment lorsqu’il s’agit d’évaluer l’audition avec des aides auditives. Les résultats sont représentés sous forme de symboles :
- Croix bleues pour l’oreille gauche
- Cercles rouges pour l’oreille droite
La position de cette courbe permet d’évaluer le degré de perte auditive et son impact sur la perception des sons.
La courbe de l’audiogramme tonal par conduction osseuse
La conduction osseuse permet d’évaluer directement la capacité de l’oreille interne à percevoir les sons en contournant l’oreille externe et l’oreille moyenne. Cette méthode est particulièrement utile pour différencier une perte auditive de transmission (due à un problème dans l’oreille externe ou moyenne) d’une perte auditive de perception (due à une atteinte de l’oreille interne).
Le test est réalisé à l’aide d’un vibrateur osseux, placé sur la mastoïde (l’os situé derrière l’oreille). Contrairement à la conduction aérienne, il ne fait pas intervenir le tympan et les osselets.
Les résultats sont généralement notés avec ces symboles :
- > bleu pour l’oreille gauche
- < rouge pour l’oreille droite
La courbe des seuils d’inconfort
L’audiogramme ne mesure pas seulement les seuils de perception des sons, mais aussi les seuils d’inconfort auditif. Ce test permet de déterminer à partir de quelle intensité un son devient désagréable ou douloureux.
Les résultats sont représentés par des U bleus pour l’oreille gauche et des U rouges pour l’oreille droite. La courbe se situe quant à elle en dessous des deux autres courbes.
La mesure des seuils d’inconforts est particulièrement importante pour le réglage des aides auditives, afin d’éviter toute amplification excessive. Elle permet également la détection d’une éventuelle hyperacousie, une hypersensibilité auditive qui peut causer une gêne importante.
En comprenant ces différentes courbes et axes, il devient plus facile d’interpréter son audiogramme.
Comment interpréter un audiogramme ?
La lecture de l’audiogramme repose sur l’analyse des courbes de conduction aérienne et osseuse ainsi que de leur position sur le graphique. De manière générale, plus la courbe descend, plus la perte auditive est importante pour une fréquence donnée. L’écart entre la conduction aérienne et osseuse permet quant à lui de distinguer les différents types de surdité. En complément, l’audiométrie vocale (test de compréhension des mots) peut affiner le diagnostic en évaluant la perception du langage.
Les niveaux de baisse d'audition
L’échelle des pertes auditives est définie en fonction du seuil auditif moyen, c’est-à-dire le volume minimal auquel une personne perçoit les sons. Une audition normale correspond à des seuils inférieurs à 20 décibels. Au-delà, on distingue plusieurs degrés de surdité.
- Surdité légère : 20 à 39 décibels de perte auditive. La personne fait répéter dès une baisse de 30 décibels, principalement en présence de sons aigus comme des voix d'enfant ou féminines.
- Surdité moyenne : de 40 à 69 décibels. La compréhension de la parole devient difficile sans amplification, même dans un environnement calme.
- Surdité sévère : de 70 à 89 décibels. La personne n’entend que les sons forts et ne comprend pas la parole sans aide auditive.
- Surdité profonde : au-delà de 90 décibels. L’audition est extrêmement limitée, nécessitant un appareillage puissant ou des solutions alternatives comme un implant cochléaire ou la lecture labiale.
Les types de perte auditive
L’interprétation d’un audiogramme permet également d’identifier le type de surdité en analysant la relation entre la courbe de conduction aérienne et la courbe de conduction osseuse.
- Perte auditive de transmission : elle est causée par un blocage au niveau de l’oreille externe ou moyenne, par exemple en présence de liquide derrière le tympan ou de bouchon de cérumen. Au niveau de l’audiogramme, on repère une courbe de conduction osseuse plus haute que la courbe de conduction aérienne.
- Perte auditive de perception (neurosensorielle) : elle se caractérise par un problème de transformation du signal sonore en activité électrique et donc d’une activité anormale au niveau de la cochlée et/ou du nerf auditif. Dans ce cas, les courbes de conduction aérienne et osseuse sont superposées et abaissées.
- Surdité mixte : elle illustre une combinaison de surdité de perception et de transmission. La courbe de conduction aérienne est dans ce cas plus basse que la courbe osseuse, mais cette dernière est aussi affectée.
Lire un audiogramme : les cas particuliers
Lire un audiogramme permet d’identifier différents types de pertes auditives, mais aussi de détecter des profils auditifs spécifiques. Certains résultats présentent des courbes caractéristiques qui orientent le diagnostic vers une cause particulière, comme la presbyacousie ou un traumatisme sonore.
Audiogramme d’une audition normale
Un audiogramme indiquant une audition normale montre :
- Des lignes plus ou moins horizontales, dans la partie supérieure de l’audiogramme (proches de 0 dB sur l’axe des intensités sonores).
- Une superposition des courbes de conduction aérienne et osseuse.
Ces résultats signifient que les sons, quelle que soit leur fréquence, sont perçus sans difficultés. Une bonne audition tonale ne garantit toutefois pas une compréhension parfaite de la parole. Dans certains cas, un déficit de l’audiométrie vocale peut révéler des troubles de la perception auditive invisibles à l’audiométrie tonale.
Reconnaître la presbyacousie sur un audiogramme
La presbyacousie est une perte auditive liée à l’âge. Elle affecte principalement les sons aigus et se manifeste sur l’audiogramme par :
- Une courbe qui descend progressivement à partir de 2 000 Hz.
- Une perte plus marquée dans les hautes fréquences (4 000 à 8 000 Hz).
- Une symétrie entre les deux oreilles.
Cette atteinte est due au vieillissement des cellules ciliées de l’oreille interne. Bien qu’irréversible, elle peut être compensée efficacement par le port d’aides auditives adaptées.
Audiogramme d’un traumatisme sonore
L’exposition à un bruit intense (concert, explosion, environnement bruyant) peut provoquer un traumatisme sonore. Il est souvent identifiable sur l’audiogramme par une encoche caractéristique :
- Une baisse brutale de l’audition aux fréquences 3 000, 4 000 ou 6 000 Hz.
- Une récupération partielle à 8 000 Hz.
Ce profil est typique d’une lésion des cellules ciliées causée par une exposition sonore excessive. Selon la sévérité du traumatisme, l’atteinte peut être temporaire ou définitive. Une prise en charge rapide est alors essentielle pour limiter les séquelles.
Une solution personnalisée en fonction de votre audiogramme chez ALAIN AFFLELOU Acousticien
L’audiogramme est un outil essentiel pour analyser votre audition et détecter d’éventuelles pertes auditives. Toutefois, sa lecture nécessite l’expertise d’un professionnel de l’audition. En fonction des résultats, plusieurs démarches peuvent être envisagées.
- Si votre audition est normale : un suivi régulier est recommandé, notamment en cas d’exposition fréquente au bruit ou de premiers signes de gêne auditive.
- En cas de baisse d’audition : il est important de consulter un spécialiste pour déterminer l’origine du trouble et envisager une prise en charge adaptée.
Les audioprothésistes d’ALAIN AFFLELOU Acousticien vous accueillent dans 440 centres en France pour vous aider à mieux comprendre votre audiogramme et à trouver des solutions auditives adaptées à vos besoins.
Nos engagements :
- Un test auditif gratuit(1) pour évaluer votre audition.
- Un accompagnement personnalisé pour décrypter votre audiogramme et vous conseiller sur les options disponibles.
- Un catalogue d’appareils auditifs innovants, avec des options adaptées à votre mode de vie et à votre budget.
- Un essai gratuit de 30 jours(2) pour tester votre solution auditive en conditions réelles.
- Un suivi d’appareillage illimité(3) pour assurer un confort d’écoute optimal dans la durée.
- Des offres de financement pour une meilleure accessibilité.
(1) Test non médical. Il ne remplace pas un suivi régulier par un Oto-rhino-laryngologiste qui est le seul à même de diagnostiquer un trouble auditif et de prescrire un traitement adapté.
(2) Sous réserve d’une prescription médicale.
(3) ALAIN AFFLELOU Acousticien s’engage à assurer l’adaptation, l’optimisation et le contrôle régulier de vos appareils auditifs pendant toute leur durée de vie pour vous permettre d’atteindre votre confort auditif optimal. Engagement et service valable dans tous les centres ALAIN AFFLELOU Acousticien de France.
![[Guide] Déchiffrer son audiogramme](https://www.afflelou.com/media/magefan_secondblog/_guide_d_chiffrer_son_audiogramme.png)